11/12/25 17:06
Départ pour Tambacounda
Hier, à Matam, après deux heures et demi d’attente, comme le 7e passagers n’arrivait pas, les 6 présents nous avons cotisé, pour payer au chauffeur le prix de la 7e place et partir à 6 sans plus tarder. Nous sommes partis vers 10h30.
Demain matin, je vais de nouveau prendre un sept-place pour Tambacounda, la grande ville de cette partie du Sénégal. D'après ce que les gens m'ont dit, le véhicule devrait se remplir assez rapidement. Tambacounda se trouve à 250 km de Bakel, et il faut compter environ 5 heures de route. Les routes nationales sont généralement en bon état, avec peu de circulation, mais il y a de nombreux dos d’âne pour casser la vitesse. De plus, les véhicules étant en mauvais état, il est préférable de ne pas rouler trop vite.
Je prévois de rester deux ou trois nuits à Tambacounda, en fonction du logement que je trouverai. Ensuite, je me dirigerai vers la Casamance, au sud du Sénégal. Cette région devrait être beaucoup plus verdoyante que celle que j'ai traversée, et on m'a dit que les logements y sont plus abordables.
09/12/25 18:34
Départ pour Bakel
Demain matin, je pars pour Bakel, situé à 156 km de Matam. Je prendrai une voiture à sept places. Bien qu'il existe un bus pour Bakel, il ne part qu'à 14h si tout va bien, ce qui est trop tard pour moi. Bakel se trouve au bord du fleuve Sénégal, avec en face la Mauritanie, mais le Mali est tout proche maintenant.
Matam, où j'ai passé deux jours, n'a rien de particulier à offrir ; c'est une petite ville riveraine, semblable à beaucoup d'autres ici, sans réel attrait. En venant par la N2, on traverse une partie du Sahel sénégalais, avec des arbustes et arbres éparpillés et de l'herbe jaunie. Il est étonnant que les terres proches des fleuves et cours d'eau ne soient pas mieux valorisées par l'irrigation. J'ai rencontré des gens avec de petits terrains maraîchers à 20 mètres du fleuve Sénégal, qui vont chercher l'eau à la main. Manifestement les moyens et infrastructures semblent limités.
Entre 14h et 15h, les habitants mangent souvent en groupe autour d'un grand plat collectif. J'ai été invité plusieurs fois à partager ces repas, mais comme je mange un peu plus tôt, je décline avec remerciements, expliquant que je viens de manger et que mon ventre est plein. Il m'arrive aussi assez souvent d'avoir de petites discussions, le français facilitant les échanges.
En ce moment, la température varie entre 16 et 33 °C. Ici, beaucoup de gens considèrent qu'il fait froid, et je croise souvent des personnes chaudement vêtues. Quand je leur dis qu'il fait chaud, ils me répondent que non, visiblement surpris.
07/12/25 17:18
Départ pour Matam
Demain matin, je quitterai Podor pour Matam, toujours vers l'est, le long du fleuve Sénégal.
Podor, est un ancien comptoir où des commerçants de Saint-Louis avaient établi des entrepôts, a vu son développement accéléré après l'implantation d'un fort par la France pour sécuriser la région suite à des incursions hostiles.
Dans cette région, les ethnies majoritaires sont les Peuls, les Toucouleurs et les Wolofs. Comme les langues sont différentes j’adapte mon vocabulaire de base. C’est étonnant la diversité de langues que l’homme a créé…
Je loge chez une famille qui propose quelques hébergements. Le seul hôtel de la ville coûte 50€ la nuit. Après négociation, j'ai réussi à obtenir une chambre à 25€, équipée de la climatisation, qui n'est pas nécessaire en ce moment, et d'une douche à eau froide. L'hébergement est mon principal souci au Sénégal, c'est le premier pays où je rencontre cette difficulté. En revanche, je suis invité à partager le repas de l'après-midi, servi entre 14h et 15h.
Demain, je vais essayer d’aller à Matam, situé à 240 km, en trois étapes : d'abord rejoindre la N2, puis me diriger vers Ourossogui, qui s’est développée au carrefour de la N2 et de la N3, et enfin arriver à Matam. Cela implique trois transports différents avec des temps d'attente entre chaque. En partant à 7h de Podor, j'espère y arriver en début d'après-midi selon les informations que j'ai recueillies.